Le jour J, quand j’entre dans le bureau du recruteur, l’ambiance est vite posée. Le recruteur, qui a reçu ma candidature spontanée et cherche justement à étoffer son équipe, me demande quelques instants pour terminer un mail. Je m’assois face à lui ; son bureau est encombré de dossiers et de mémos volants. Pas le choix, je pose ma pochette sur mes genoux (elle tombera à deux reprises durant l’entretien). Il y a pourtant une autre table - débarrassée - dans la pièce, mais bon… Notre échange commence avec un café et un jus de fruit : les deux pour lui, puisque rien ne m’est proposé. Je suis traitée comme une subalterne et j’en déduis que la barrière hiérarchique doit être forte au sein de l’entreprise. Ça me met la puce à l’oreille.